Bilan d’un premier potager

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Salut les Bhûmistes !

Bienvenue dans le potager expérimental de la Loutre !

Aujourd’hui, pour mon premier article sur le webzine, j’avais envie d’aborder la question du potager. En effet, l’été est généralement LA saison du jardinage, du potager en particulier, y compris pour ceux qui n’ont ni la main verte, ni la passion pour s’y adonner toute l’année. Et je pense qu’en septembre, il est bon de faire un petit bilan de ma première expérience « potagesque » afin de mettre en avant les erreurs mais aussi les petites réussites. Bref, un bilan comme on l’a dit.

Comme beaucoup de débutants, je me suis lancée dans l’aventure en me documentant un maximum, pendant des heures,; pour tout vous dire, j’avais même fait un super plan de mes futures plantations (si si). Mais en comparant mon potager avec celui du papy derrière chez moi, je suis forcée d’admettre que je me suis beaucoup plantée (ahah, quel jeu de mots !) cette année.

 

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Mon « magnifique » potager. Il est protégé par un brevet…  😉

Erreur n°1 : Croire que tu vas faire un potager de dingue.

Eh oui, pas évident au début de se rendre compte de l’investissement que ça représente, en terme financier d’une part, et de temps surtout. Mon potager de 4m sur 2m a été largement suffisant. Surtout qu’il m’a bien fallu une bonne journée pour préparer la terre à coups de fourche-bêche. J’avais planté sept pieds de tomates, deux de courgettes, deux de poivrons, deux d’aubergines, trois plants de basilic et trois pieds de courges musquées (germés et donnés par mon papa). Verdict, avec la super saison qu’on a eue, tout est mort sauf les trois pieds de courges et les trois pieds de tomates cerises (Sweet achetées chez Jarditruc). J’ai investi une cinquantaine d’euros pour ne récolter qu’une quinzaine d’euros de tomates cerises…ça en jette, pas vrai ?!

Erreur/succès n°2 : Croire que ça va pousser tout seul.

Cela peut sembler bête, mais j’ai voulu tester de m’occuper peu du potager. Les pieds étaient déjà morts (ou presque) pour la plupart, avant même d’être plantés, ils ont mal vécu les aléas de température du mois de mai, donc je ne perdais plus grand-chose à essayer. Je suis donc partie en vacances, potager arrosé en moyenne une fois toutes les trois semaines sur l’ensemble de l’été, à hauteur d’une soixantaine de litres d’eau par arrosage… Les plants font un peu la tête, néanmoins, ce n’est pas complètement un échec, les tomates sont tout de même là, et les courges pointent le bout de leur nez. J’ai envisagé plusieurs explications :

_Soit les pieds de tomates achetés en jardinerie ont été spécialement conçus pour être maltraités et les courges sont naturellement plus résistantes. Pourtant, les courges nécessitent beaucoup d’eau pour pousser !

_Soit le fait de les avoir plantés dans du terreau (compost acheté chez Jarditruc) presque pur leur a permis de survivre.

_Soit, et là je vous vois déjà en train de dire que je suis parano de l’écologie mais : mon terrain est construit sur d’anciens vignobles. Les dernières vignes remontent à une quarantaine d’années mais je me suis dit que mon sol était peut-être encore très pollué des fertilisants et pesticides utilisés à l’époque. Alors oui c’est un peu « capilotracté », je vous l’accorde, mais quand on voit la durée de vie des éléments polluants, je me dis, pourquoi pas ? Si ça se trouve, mon potager c’est un mini Tchernobyl en puissance et mes tomates vont me faire pousser une troisième main… la suite dans six mois ! ahahah

Erreur n°3 : Ne pas désherber assez.

Dans la continuité de mon test « potager zéro minute d’entretien », le désherbage est l’action que je n’oublierai plus à l’avenir. Si tu veux du liseron partout sur tes plants, des espèces non identifiées qui te sèment leurs graines tels des pissenlits mutants, si tu veux galérer à arracher les racines de tiges aussi hautes que tes genoux et passer trois fois plus de temps que nécessaire à redonner un aspect « normal » à ton potager…vas-y petit scarabée, ne te prive pas, laisse pousser ces ados rebelles de Mère Nature et installe ton popotin sur ta chaise longue pour siroter tes smoothies…

Erreur n°4 : ne pas utiliser de tuteurs à tomates.

Oui vous avez bien lu, non je ne suis pas folle, ou presque ! En fait, j’ai planté les tomates sur la même ligne, donc j’ai mis deux tuteurs de chaque côté, tiré une corde en deux ou trois aller-retour et puis c’est tout. J’ai fait passer les plants entre les cordes pour les maintenir en hauteur. C’était une idée tellement géniale dans ma tête que j’en aurais pleuré de joie quand ça m’a traversé l’esprit ! Résultat : les pieds ont poussé plus que prévu, le poids des tomates a plié les branches, voire les a cassées, et mes tomates touchent le sol, ce qui pose un gros problème pour ne pas les faire pourrir directement ! J’ai donc trouvé une solution digne d’un bidonville, je mets des cailloux sous les tomates pour les surélever du sol…grandiose, vous dis-je ! Si seulement Lenôtre avait pensé à ça pour les jardins de Versailles…*soupir rêveur*

 

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Les fameux cailloux de protection, c’est beau, n’est-ce pas ?

Catherinette n°5 (ignore la référence à Shrek 1, tu n’as rien vu) : arrêter le potager.

Que ce soit définitif ou seulement pour « l’hiver », je pense qu’un début raté (ou pas d’ailleurs) ne doit pas être un frein à la poursuite du potager durant les autres saisons. Alors c’est vrai, vous allez me dire que quand on voit l’amortissement de mon potager, ça ne donne pas envie. Ni les températures qui sont amenées à chuter et les jours à raccourcir. Je trouve malgré tout que c’est dommage d’arrêter, car je suis convaincue qu’on n’a rien sans rien et que c’est dans l’effort et la persévérance qu’on obtient des résultats. C’est vrai que la potée aux choux, ça ne fait pas rêver tout le monde, que la choucroute c’est pas la joie de la digestion, que le potiron aux lardons-oignons-crème c’est méga mais alors méga dur à faire (je te jure, tu vides, tu remplis avec la garniture et tu mets au four…pfiou, HARDCORE !)…mais sûrement à cause du conditionnement « anti-légumes de saison/fanatisme des légumes-du-soleil/l’été y a que ça de vrai » véhiculé par les pubs, les rayons de supermarchés et les magazines une grande partie de l’année.

Verdict dans 3…2…1…

Un potager, ce n’est pas très facile, ça se réfléchit, ça se prépare, ça se bichonne un minimum. On ne s’improvise pas professionnel en quinze jours mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. N’oublions pas que la réussite du potager dépend de facteurs différents allant de l’endroit choisi à l’entretien sans oublier la qualité des plants et surtout, la météo ! Autrement dit, un premier échec n’est pas forcément de votre responsabilité. Dans mon cas c’est une autre histoire… L’été se finissant bientôt, je commence à récupérer quelques graines que je tenterai de faire germer dans l’année (par exemple des graines de pastèque bio). Aussi, je réfléchi aux plantations qui vont prendre le relais de façon à continuer mes expériences. Il y a sûrement plus d’une plante qui peut pousser en dehors de l’été sans avoir à passer 5h par jour au jardin. Je ne perds pas de vue que je veux un potager minimaliste, dans le sens où je ne veux pas devenir esclave de celui-ci. Alors, en route pour de nouvelles aventures !

 

 

LOU

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