Le plastique, pas fantastique!

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sacs plastique

Le 1er Juillet dernier, le gouvernement mettait en place une mesure phare dans sa loi sur la transition énergétique : les sacs de caisse sont désormais interdits, et pile un an après, ça sera au tour des sacs plastique au rayon fruits et légumes de tirer leur référence.

Chaque année, 5 milliards de sacs fins en plastique seraient distribués aux caisses et 12 milliards aux rayons fruits et légumes.

 

Quand ces sacs, à la durée de vie très courte, ne finissent pas dans nos poubelles (et donc incinérés), ou dans la nature, ils se retrouvent … dans l’océan. Une catastrophe pour une partie de la faune marine, qui les ingère mais aussi pour les oiseaux, qui prennent ces déchets pour de la nourriture, et meurent, l’estomac rempli de plastique.

Les sacs ne sont pas les seuls en cause : les micro-billes de plastique, présentes essentiellement dans nos produits de beauté et d’hygiène (crèmes, dentifrices…) sont si fines qu’elles passent au travers du traitement des eaux usées et finissent dans l’océan. Leurs petites tailles leurrent les poissons, qui les prennent pour du plancton.Les petits poissons étant mangés par les plus gros, qui finissent alors dans nos assiettes.

Au fur et à mesure de la chaîne alimentaire, les niveaux de polluants sont de plus en plus concentrés. Les scientifiques expliquent : « Ces petits poissons mangent le plastique et sont exposés directement à ces produits chimiques. Si cinq d’entre eux sont ensuite mangés par un plus gros poisson, ce dernier est exposé à cinq fois la dose de polluants. Et si le prochain poisson mange cinq de ces prédateurs intermédiaires, c’est vingt-cinq fois la dose qu’il ingère« . De quoi être refroidi à l’idée de manger du thon, ce gros prédateur des océans ! Nous sommes tous victimes de cette pollution : en effet,  dans une nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports, l’équipe de Chelsea Rochman a démontré que les toxines incriminées provoquent un affaiblissement du foie.

 

Bien sûr, la faune marine ne peut ingérer toute cette pollution, qui, agglutinée, forme désormais dans le Nord de l’Océan Pacifique ce que l’on appelle, un « septième continent », de la taille d’un tiers des Etats-Unis ou de six fois la France.

Comment agir ?

L’Union européenne a imposé aux États de rendre payants les sacs fins non biodégradables au plus tard au 31 décembre 2018 ou de prendre des mesures pour réduire leur consommation annuelle à 90 sacs par habitant et par an fin 2019.

De même, les minuscules grains seront interdits en France dans la plupart des produits cosmétiques (mais toujours autorisés dans les lessives et détergents) à partir du 1er janvier 2018.

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A notre échelle de consomma(c)teurs, nous pouvons également agir : faire ses courses avec des sacs réutilisables, en tissus par exemple, choisir d’un œil averti ses cosmétiques, les plus naturels possibles (si on ne peut les fabriquer).

En dépit de ce que chantait le groupe Elmer Foot Beat, le plastique, c’est (pas toujours) fantastique !

NANOU

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