Les résolutions adoptées lors de la COP17

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source : pexel

Du 24 septembre au 5 octobre 2016 se tenait, à Johannesburg, en Afrique du Sud, la dix-septième réunion des parties à la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

Pensée dès 1963, et adoptée le 1er juillet 1975, la CITES a pour objet la protection des plantes et animaux vivants, mais aussi le contrôle de tous les produits qui peuvent en être dérivés :  produits alimentaires, pièces en cuir exotique, articles en bois, remèdes, etc.

La CITES compte aujourd’hui 183 parties, ces dernières se définissant comme les Etats ayant adhérés à la Convention. Les États liés à la CITES sont dans l’obligation de la respecter, et d’appliquer ses résolutions en adoptant une législation cohérente au niveau national.

Il est assez difficile aujourd’hui de trouver les résolutions adoptées, la COP17 s’étant achevée mercredi dernier, mais voici les informations que j’ai pu trouver concernant les décisions majeures qui ont été prises, sous toutes réserves :

  • Le pangolin, mammifère le plus chassé au monde, le perroquet gris du Gabon et le macaque de Barbarie ont été classés en annexe 1, soit le plus haut niveau de protection. Leur commerce est désormais totalement interdit. Malheureusement la proposition de classification du lion d’Afrique dans cette catégorie a été rejetée.
  • Les requins soyeux et les requins-renards ont été classés en annexe 2, obligeant les pêcheries à des contrôles et une gestion renforcés de leurs ressources.
  • Après l’interdiction du commerce international d’ivoire, décidé en 1989, son commerce domestique est désormais interdit.
  • Il est possible que la CITES classifie le mammouth parmi les espèces protégées. Le commerce d’ivoire de mammouth étant autorisé, il n’est pas rare que des braconniers passent illégalement de l’ivoire d’éléphant parmi celui de l’espèce éteinte.

Ce dernier point devrait être éclairci dans les jours à venir, je n’ai à ce jour pas trouvé de texte confirmant l’adoption d’une telle résolution.

Bien souvent, le trafic illégal prend appui sur la corruption. Afin de renforcer les moyens de lutte, une résolution en matière de cyber-ciminalité a également été adoptée. Cette résolution permettra de cibler la corruption de haut niveau, tant chez les responsables politiques et que chez les forces militaires. Cela peut sembler un petit pas, mais cela représentera à terme une très avancée majeure. D’un point de vu pécunier, le braconnage, appuyé par la corruption, est en effet le quatrième commerce illégal de la planète après les armes, les contrefaçons et les êtres humains.

Illusialice

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