Mon nom est Post, Compost.

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Hey mes petites courges d’amour ! Cette semaine, on se retrouve pour parler d’un agent très spécial, qui peut rapidement devenir votre allié au quotidien, j’ai nommé : le compost ! Applaudissements, merci, merci… Qu’il ait une place dans un coin du jardin ou sur votre balcon, qu’il soit sous la forme d’un simple bac en palettes recyclées ou d’un lombri-composteur dernier cri, le compost peut révolutionner votre quotidien. Pendant que Mister Composteur formera un couple fusionnel avec Miss Poubelle, son petit frère, Mister Compost filera le parfait amour avec Miss Plantation. Les belles histoires d’amour sont souvent une affaire de jardin secret bien gardé, mais entre nous, pas de cachoteries 😉

Cependant, désolée de refroidir vos ardeurs de lecteurs, il n’est pas question ici de de se croire dans une émission de rencontre à la campagne ou d’épier la vie d’individus au Q.I d’un concombre cloîtrés dans une villa de luxe. Que nenni, nous allons sérieusement aborder les bases d’un bon compost.

Composter, ça sert à quoi ?

A recréer le cycle naturel de la vie *allure d’illuminé*. Dit comme ça, on se sent bien avancés. En fait, c’est tout bête. Le compostage est l’action de recyclage des matières organiques dans la nature. Les végétaux, animaux et autres organismes meurent, tombent au sol, se désagrègent et se transforment en terreau, comme l’humus en forêt qui est l’intermédiaire entre les déchets et la terre. Ce terreau devient alors une base fertile pour la pousse de nouvelles plantes.

 

C’est pas beau tout ce gâchis, n’est-ce pas ?

 

Ok et ça change quoi pour moi ?

Une grande partie des déchets que nous produisons au quotidien sont recyclables. Depuis plusieurs années, grâce aux actions des communes pour fournir sacs jaunes et poubelles de tri, nous avons pris l’habitude de trier les contenants et emballages et de les envoyer en filière de recyclage. Le reste fini donc dans le sac poubelle, en route pour la décharge ou une incinération certaine. Or, les déchets organiques recyclables représenteraient la moitié de l’ensemble des déchets de la poubelle. Un gâchis qui peut pourtant être éviter sans perdre une heure par jour. Si vous vous lancez dans le compostage, vous y gagnerez même du temps et de l’argent. La part des taxes communales concernant les déchets est calculée sur le volume de déchets récoltés. Donc si on réduit ces déchets, on réduit les taxes. Et quand on pense aux stratégies élaborées par certains, comme se débarrasser de leurs poubelles à une aire de pique-nique sur le chemin du travail, pour donner l’impression de réduire les poubelles, honnêtement, ils se prennent bien la tête…

On prend quoi pour composter ?

Soit vous achetez un composteur dans le commerce, sachant que ceux-ci sont souvent chers, soit certaines communes peuvent vous en proposer à des prix intéressant. Sinon, vous pouvez vous en fabriquer un avec des palettes recyclées, vous faire un tas au fond du jardin (moins conseillé si vous ne souhaitez pas que votre jardin ressemble à n’importe quoi), vous faire un bac en parpaings…

On met quoi dans le compost ?

Pour faire ultra simple, tout ce qui se mange, ou presque. Les épluchures de légumes, pépins, noyaux, queues de tomates… Les restes de repas aussi, à conditions de ne pas y inclure les produits carnés, os, produits laitiers car ils se décomposent différemment et risques de vous attirer des nuisibles. Le pain, les pâtes, la farine, le thé, le café, eux aussi peuvent aller tout droit au composteur. Les coquilles d’œufs pourront être ajoutées au compost pour aérer la matière. Evidemment, on ne peut que vous conseiller d’acheter des aliments bio, qui vous feront un compost moins pollué et une santé meilleure. En revanche, les herbes, branches et feuilles seront à ajouter avec parcimonie afin d’équilibrer l’humidité et, de façon plus poussée, le taux de carbone et d’azote qui vont intervenir dans le processus de compostage. Les plantes et fleurs auront aussi leur place dans le bac à compost. Il est aussi possible de composter les rouleaux de papier wc ou absorbant, les tickets de caisse, si vous êtes sûrs qu’ils sont biodégradables.

Et après ?

Il faut en général huit mois pour commencer à obtenir du terreau. Mais avant ça, il faut penser à vérifier l’humidité du compost et le brasser en le retournant à l’aide d’une fourche, de temps en temps. Ce n’est pas plus compliqué que ça, à moins de vouloir étudier le sujet de façon plus complexe, vous avez ici les infos essentielles pour débuter votre compost dans un coin de votre jardin. Pour ceux qui voudraient faire un lombri-compost, les déchets alimentaires conviennent parfaitement, en revanche, la quantité sera peut-être plus difficile à gérer car les vers du compost doivent prendre le temps de manger ce que vous leur donnez 😉

Désormais, vous n’avez plus de prétexte pour gâcher la moitié de vos déchets. En les mettant dans la bouche de Mister Composteur, vous allégerez ainsi le travail de Miss Poubelle, un vrai couple contemporain qui se partage les tâches ménagères ! Fini la dispute pour savoir qui va sortir la poubelle, là aussi, vous réduirez de moitié vos allers-retours au container et vos achats de sacs poubelles. Vous pourrez même envisager de changer votre poubelle de cuisine pour une poubelle plus petite, qui se fera plus discrète dans votre déco. Et tout ça, pour le moment, sans avoir eu besoin de revoir votre consommation pour une version Zéro Déchet. Alors mes potirons mignons, vous pensez toujours que c’est compliqué ?

LOU

2 Responses

  1. Merci pour toutes ces infos. J’aimerais bien me mettre au compost, mais je vis en appartement et je ne sais pas encore trop quoi choisir qui ni gênerai ni mes voisins, ni moi-même, sur le balcon

    • Bonjour Illusialice,

      C’est une très bonne question ! 🙂
      En fonction de tes envies/moyens, tu peux opter pour un lombri-composteur par exemple. Si les vers te rebutent, il existe en magasin de jardinage des composteur « de cuisine », qui ressemblent à des seaux hermétiques avec un robinet, ils permettent de récupérer le compost sous forme de jus, lui-même étant utilisable pour arroser les plantes. Enfin, sans te ruiner, tu peux récupérer un pot de fleur en terre cuite ou un seau que tu perces au fond, à poser sur un plateau pour vider le surplus d’eau et que tu fermes avec un couvercle de ton choix. A toi évidemment d’adapter à la taille de ton balcon et ta production de déchets alimentaires 😉

      J’espère avoir pu t’éclairer un peu,
      Lou.

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